Christophe Lowinsky : « À la fin, il n’y avait rien à la clé… »

 

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C’est au Racing Club de Rivière Pilote que Christophe a fait ses premiers pas dans le monde du foot. Avec la sélection de Martinique, il participera à un tournoi dans l’Hexagone qui lui ouvrera les portes de l’Olympique de Marseille afin de débuter sa formation. Si au début tout semblait aller pour le mieux, Christophe ne signera finalement pas son contrat professionnel avec son club formateur. Quelques années plus tard, il accepte de revenir sur son parcours et ce milieu qu’il ne fréquente plus désormais. Lire la suite de « Christophe Lowinsky : « À la fin, il n’y avait rien à la clé… » »

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Marvin Esor : « C’est une expérience qui mérite d’être vécue… »

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Né à Brive-la-Gaillarde et originaire de la Martinique, Marvin ESOR a commencé le football tardivement grâce à ses camarades de classe. C’est à l’âge de 6 ans à l’US USSAC, petit club de campagne, qu’il fait ses débuts avec ses copains et inspiré par le parcours de George WEAH. Il traversait toute la ville avec sa mère pour aller jouer dans ce club où il me confie avoir été le seul joueur de couleur du club, « la mascotte ». Si la vitesse était son point fort, il reconnait avoir été un peu faible techniquement. Vient ensuite le moment où les recruteurs rentrent en jeu : Bordeaux, Montpellier, Châteauroux et Toulouse. Le lendemain de la finale de la coupe du monde 98, vêtu d’un maillot du Brésil, il rencontre le recruteur du Football Club des Girondins de Bordeaux qui l’interpelle alors qu’il mange avec sa mère. Cela a été le début du parcours qui l’emmènera à devenir footballeur professionnel quelques années plus tard. Grâce au recul que lui offre sa retraite, j’ai proposé à Marvin de choisir cinq moments qui l’ont marqué durant sa carrière afin de nous faire découvrir son parcours. Il se raconte… Lire la suite de « Marvin Esor : « C’est une expérience qui mérite d’être vécue… » »

Lenny Léonil : « J’avance et je vois le bon côté des choses. »

 

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C’est au sein du CS Case-Pilote et de l’Aiglon du Lamentin que Lenny a appris les bases du football. Originaire de la Martinique, il quittera son île à l’âge de 15 ans pour jouer au football et tenter de décrocher un contrat professionnel. Entente Perrier- Vergèze, FC Fréjus Saint-Raphaël ou encore Istres FC lui ont permis de progresser et d’atteindre le centre de formation du Clermont Foot où il signe un contrat de stagiaire professionnel. Trois années passées au sein de ce club n’auront pas suffi à lui permettre d’obtenir son contrat de footballeur professionnel. C’est à Andrézieux qu’il signe en 2018 pour continuer à travailler et pouvoir rebondir au plus haut niveau. Après avoir discuté de son parcours en coupe de France avec son club, nous avons discuté un peu plus longuement de sa formation.

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Lenny Léonil : « Depuis tout petit je veux vraiment vivre des moments comme ça… »

 

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C’est au sein du CS Case-Pilote et de l’Aiglon du Lamentin que Lenny a appris les bases du football. Originaire de la Martinique, il quittera son île à l’âge de 15 ans pour jouer au football et tenter de décrocher un contrat professionnel. Entente Perrier-Vergèze, FC Fréjus Saint-Raphaël ou encore Istres FC lui ont permis de progresser et d’atteindre le centre de formation du Clermont Foot où il signe un contrat de stagiaire professionnel. Trois années passées au sein de ce club n’auront pas suffi à lui permettre d’obtenir son contrat de footballeur professionnel. C’est à Andrézieux qu’il signe en 2018 pour continuer à travailler et pouvoir rebondir au plus haut niveau. S’il n’est toujours pas professionnel, c’est quand même sous le feu des projecteurs et grâce à la magie de la coupe de France que j’ai découvert Lenny. Récit d’un certain « Andrézieux-Olympique de Marseille ».

 

-Lenny, parlons de ce fameux match contre l’Olympique de Marseille. Comment avez-vous vécu l’annonce de match et la préparation jusqu’au Jour-J ?

-Pour le tirage au sort, tout le club était réuni au stade, on avait un grand écran pour voir les résultats. Quand on a su qu’on tombait contre l’OM, on a sauté de joie car on voulait tous jouer contre un club professionnel. On était tous contents, on attendait ce match avec impatience. Personnellement, j’ai attendu de jouer ce genre de match depuis toujours même si je n’irai pas jusqu’à dire que c’était un rêve parce que mon rêve c’est de devenir footballeur professionnel… Aussi, je suis parisien donc jouer contre Marseille (rires), c’est un peu jouer contre le rival pour moi. On a préparé ce match comme un club pro car on n’a pas le statut mais dans notre club, personne ne travaille à côté. On s’entraîne tous les jours, on a le kiné, l’ostéo, le médecin, de bonnes installations et de bonnes structures à notre disposition. Au début, je n’ai pas eu trop de pression mais plus les jours passaient, plus la pression et le stress commençaient à monter. On a su que le match allait être télévisé, ça a augmenté la pression. Je me suis dit que c’était vraiment un match à ne pas louper. Je savais aussi qu’il y aurait eu la présence de pas mal de recruteurs donc c’était l’occasion de montrer ce que je vaux. Au début, le coach m’a dit qu’on allait jouer dans un dispositif un peu plus défensif et que du coup, ça allait être un peu difficile pour moi devant. Il m’a dit que j’allais être un peu esseulé mais qu’à chaque ballon que j’aurai, il faudrait que je les négocie bien. Je me suis plutôt pas mal débrouillé.

Arrive enfin le jour du match. Comment l’as-tu vécu ?

Quand tu arrives dans le couloir, tu vois les joueurs de l’OM dans le tunnel du Chaudron à Saint-Etienne tu te dis « ah ouais quand même ! Ils sont costauds physiquement, ils sont impressionnants les mecs ». Tu vois Luiz GUTAVO à coté de toi, THAUVIN, MANDANDA, tu te dis « ah ouais les mecs sont champions du monde quand même ». Une fois que le match commence tu ne penses plus à ça, il n’y a plus de pression et tu donnes tout. C’était beau, il y avait de l’ambiance et comme on jouait à Geoffroy Guichard, on avait tous les supporters stéphanois avec nous. On aurait dit que c’était nos supporters à nous. Il y aussi une concurrence entre l’OM et les stéphanois donc tous les stéphanois nous encourageaient. Ils avaient des chants pour nous, on était transcendé. J’aurais juste le regret de ne pas avoir marqué un petit but mais sinon à part ça j’ai trouvé mon match satisfaisant. J’ai reçu pleins de messages de soutien du peuple martiniquais, c’était un moment super sympa.

Est-ce que tu réalises pendant le match que vous êtes en train de faire l’exploit ?

Quand on ouvre le score, alors là, c’est l’euphorie totale. En plus c’est un pote à moi qui marque, j’étais tellement content, j’ai sauté dans ses bras. C’était un sentiment indescriptible alors qu’on menait juste 1-0 en début de match, rien n’était fait. Après on continue à jouer, un peu fatigué quand même parce qu’on a pas mal couru après le ballon. Mais tu entends les supporters chanter dès que tu fais une bonne relance, une frappe, tu sens les vibrations du stade. Quand tu es acteur sur le terrain, ça te donne une bouffée d’énergie du coup tu ne sens même plus la fatigue. C’est comme si tu fais une cure de vitamines depuis des mois, tu arrives limite dopé quoi (rires). Après je sors à 1-0 à la 77ème minute, j’étais un peu déçu de sortir je voulais finir le match mais je ne vais pas me plaindre, j’ai fait presque 80 minutes. Une fois sur le banc je vois les gens qui m’applaudissent, par respect je leur rends la pareille. Je suis assis sur le banc en croisant les doigts pour qu’on ne prenne pas de buts et qu’on crée cet exploit. On marque un but à la fin du match et là, c’est comme si c’est moi qui avais marqué, j’ai célébré comme si c’était moi le butteur. Quand on a marqué le second but, je suis allé vers les supporters, ils ont célébré avec moi, ils m’ont tenu. Je me suis levé du banc, j’ai commencé à chauffer les supporters en faisant des mouvements de bras « olé, olé », tout le monde était avec moi. C’était vraiment un sentiment de fou.

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Puis arrive le coup de sifflet final et la délivrance.

Au coup de sifflet final, on a couru sur le terrain on a chanté on a vraiment profité du moment, on s’est dit « on a quand même éliminé l’olympique de Marseille ». On ne peut pas dire que c’est l’équipe réserve c’était vraiment l’équipe titulaire de Marseille avec tous les joueurs qui ont joué la finale de la ligue Europa l’année dernière, ils ne peuvent pas trouver d’excuses. En plus ils avaient l’avantage du terrain, ils étaient à Geoffroy Guichard dans un stade qu’ils connaissent. Dans les vestiaires, je suis un peu l’ambianceur après chaque victoire, on a chanté on a mis de l’eau partout. Quand je regarde mon parcours, je me dis « depuis tout petit je veux vraiment vivre des moments comme ça » et c’est vraiment encourageant pour la suite. Mes parents ont fait le déplacement aussi de la Martinique pour venir me voir. À la fin du match, j’ai pu serrer ma mère dans mes bras, presque en pleurs. J’étais vraiment super content, c’est vraiment un sentiment particulier. Ce n’est pas tous les jours qu’on vit quelque chose comme ça. J’ai profité du moment présent avec mes amis, ma famille, c’était magique.

Vous tomber sur l’AS Lyon-Duchère au tirage. Après avoir battu Marseille, est-ce qu’on se dit que ce sera plus facile ?

C’est une équipe contre qui on a joué en match de préparation en début de saison, on a perdu contre eux mais c’était un match de préparation. Un match de coupe, ça n’a rien à voir mais c’est une belle équipe, une équipe athlétique. C’est vrai qu’au tirage au sort on était un peu déçu parce qu’on passe d’une Ligue 1 à une équipe de National mais il faudra faire attention. Une fois qu’on a battu Marseille, on se dit qu’on peut battre tout le monde. Sauf que Lyon-Duchère c’est une belle équipe qui joue chaque année la montée, qui est bien organisé et costaude donc ce sera aussi dur que contre l’OM voire même plus dur. On a l’avantage du terrain au tirage au sort donc c’est bien pour nous. On va essayer de faire vibrer nos supporters et nous aussi sur le terrain. On va essayer d’avoir la qualification au bout et pourquoi pas aspirer à une place en 8ème de finale.

 

Miguel Sméralda : « Une fois que le Jour-J, approche, tu as quand même cette petite boule au ventre… »

 

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Miguel SMERALDA a été formé au club de la Samaritaine en Martinique depuis ses 6 ans jusqu’à ses 21 ans où il s’envolera pour l’Hexagone. Depuis il est passé par plusieurs clubs amateurs comme Sainte-Geneviève Sports, l’US Moissy-Cramayel-Sénart ou encore le Football Club de Melun. Il évolue actuellement au sein de l’Entente Sportive Viry-Châtillon. C’est avec ce dernier club qu’il a réalisé l’exploit d’éliminer un club de Ligue 1, l’ANGERS SCO, en 32èmes de finale de Coupe de France.

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