#FoutbalMatnik (2) : S. PEREAU : « On a des ambitions qui peuvent paraître, pour certains, un peu utopiques… »

 

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Après une brève présentation et quelques mots sur son rôle de président de la Ligue de Football de Martinique, j’ai discuté avec Samuel PEREAU des spécificités du football martiniquais. Quels sont les principaux problèmes rencontrés ? À quoi sont-ils dus ? Comment atteindre les objectifs fixés ?  Nous évoquerons également les différentes solutions envisagées pour faire avancer les choses dans cette deuxième interview. 

Quel est le schéma actuel du football martiniquais ?

Il y a trois séries : Régional 1 (14 clubs), Régional 2 (2 groupes de 12 clubs) et Régional 3 (3 groupes géographiques), ce qui est conforme aux obligations de structuration des compétitions fédérales seniors hommes. Cela a fait l’objet d’une restructuration récente suite aux discussions qu’on a pu avoir avec les clubs et les entraîneurs. La R1 est très disputée depuis deux ou trois ans avec comme partout un « big 4 » qui domine régulièrement. Je pense notamment au Club Franciscain, au Golden Lion, à l’Aiglon du Lamentin ou Club Colonial. Sans fausse modestie, je pense qu’on peut dire que les choses se passent assez bien. D’ailleurs, les résultats de nos clubs dans les compétitions interrégionales comme la Coupe Mutuelle Mare Gaillard permet aux meilleurs clubs de Guadeloupe, Martinique et Guyane de s’affronter. On a connu la domination du Club Franciscain mais aujourd’hui on a aussi le Golden Lion qui domine en termes de valeur dans le football Antillo-Guyanais. L’Aiglon du Lamentin aussi montre un excellent visage à la fois dans les compétitions locales mais on l’a également vu en coupe de France récemment. La Samaritaine fait quelque chose d’intéressant, ils ont pu se hisser à des niveaux intéressants de compétitions ces dernières années. On note aussi la qualité du public qui les suit en nombre et qui est très engagé.

Beaucoup de personnes trouvent que les infrastructures et les stades sont vétustes, partagez-vous cet avis ?

C’est un problème majeur pour le sport martiniquais, pas seulement pour le football. C’est bien de rappeler que nous ne maîtrisons pas les infrastructures, ce sont essentiellement des terrains qui appartiennent à des collectivités communales ou à la collectivité territoriale. Par conséquent, les problèmes se rapportent à tout ce qui concerne l’amélioration des aires de jeux, l’électrification des stades, l’amélioration du confort des équipements ou encore la question des vestiaires au moment où on parle de féminisation des pratiques. À propos de ce dernier sujet, il faut que les vestiaires soient adaptés. Il faut prévoir des vestiaires hommes/femmes, handicapés puisqu’on essaye d’évoluer également vers des pratiques de mixité valides/handicapés. Il est en outre question de la sécurisation des cheminements des arbitres qui doivent être protégés, même dans les matchs de jeunes le dimanche matin. Ce qui constitue peut-être un scandale, c’est que nos structures de préformation, nos sections sportives d’élites et notre pôle outre-mer n’ont encore pas d’installations sportives à la hauteur de ce qu’elles devraient être pour la formation des plus jeunes. On ne peut pas avoir l’ambition d’apprendre à jouer au football à des jeunes sur des « champs de patates » comme on dit vulgairement. Malheureusement, on ne maîtrise pas tout cela. On sait que ces collectivités sont en difficulté, elles ont parfois d’autres priorités qu’on peut comprendre.

2020 c’est dans un an, les projets ne seront visiblement pas aboutis. Alors en attendant, au niveau de la LFM, n’y aurait-il pas des choses à mettre en place comme travailler main dans la main avec les collectivités, investir dans des pelouses synthétiques… ?

C’est une question intéressante et un sujet un peu sensible. À l’impossible nul n’est tenu, on fait le maximum comme je le disais au début. On a déjà tellement de suggestions mais tout cela dans une gestion de choses publiques et sportives, ce qui est extrêmement compliqué. On a des idées mais cela pose le problème de l’intercommunalité. Il existe aujourd’hui trois communautés de communes en Martinique : l’Espace Sud, le Cap Nord et la Cacem. Peut-être qu’il faudrait qu’il y ait une en mutualisation des moyens pour que les communes ne se retrouvent pas seules à réaliser des dépenses pour l’investissement et le fonctionnement. Il y a la question du matériel qui est nécessaire pour l’entretien des aires de jeux. On a plusieurs fois évoqué cela pour qu’il puisse il y avoir une espèce de mutualisation des moyens pour réduire les coûts. Il y a également la question de l’emploi au niveau des communes parce qu’entretenir des infrastructures sportives nécessite des moyens humains importants. Je suis totalement d’accord mais parfois on arrive aux limites de ce que nous, association, nous sommes en capacité de faire. Il faudrait peut-être qu’il ait une réflexion en profondeur des instances politiques et des décideurs de ce pays pour trouver des solutions qui permettent d’améliorer les choses. Vous l’avez dit effectivement, il existe aujourd’hui des pelouses synthétiques ou mixtes qui peuvent permettre à des jeunes de pratiquer dans d’excellentes conditions. Elles peuvent surtout permettre une bonne conservation des terrains sous nos climats et par rapport à l’utilisation, parfois multiples, des aires de jeux à cause de la pratique scolaire, des loisirs et de la ligue. Ces nouvelles générations de pelouse peuvent permettre de supporter une utilisation intensive mais ça coûte très cher. Cela coûte presque deux fois plus cher de faire un terrain synthétique aux Antilles-Guyane qu’en France hexagonale. C’est toujours la question du financement, comment faire ? Alors évidemment que nous avons des solutions et je suis toujours très amer quand on parle de ça.

Quelles pourraient-être ces solutions ?

On sait aujourd’hui que les instances internationales, notamment la Fifa, peuvent aider et aident de manière significative les associations affiliées qui sont dans des zones ou dans des pays en voie de développement. Nous menons un combat depuis plusieurs années pour qu’on puisse être reconnu et que la tutelle fédérale voire le gouvernement français accepte d’autoriser ce qui est possible réglementairement. On souhaiterait qu’il nous soit permis d’intégrer cette instance internationale en tant que membre à part entière pour pouvoir bénéficier des retombées financières colossales que cette fédération internationale donne aux associations. Je précise que cette affiliation à la Fifa est réglementairement possible. Ce sont les statuts de la Fifa qui permettent à une association d’un pays non indépendant de pouvoir intégrer l’instance internationale avec l’autorisation de sa fédération et de sa tutelle. Cela a été le cas pour la Nouvelle-Calédonie et pour beaucoup de territoires d’outre-mer, de la couronne britannique ou du royaume de Hollande.

À vous écouter, j’ai envie de dire que le football martiniquais n’est pas à la hauteur de ses ambitions. Ne serait-il pas plus judicieux de les revoir à la baisse pour le moment ?

Il faut toujours viser plus haut. On a des ambitions qui peuvent paraître pour certains un peu utopiques. Moi j’y crois ! Qui aurait pu penser, il y a une dizaine d’années, que nous aurions réussi à intégrer la Concacaf en tant que membre à part entière avec des retombées en matière de compétitions sportives et financières très intéressantes aujourd’hui ? Ces retombées permettent des développements intéressants pour le football martiniquais. C’est aussi la même dynamique qu’on a en très forte cohésion avec la Guadeloupe, la Guyane et Saint-Martin. Qui aurait pu penser il y a quelques années que nous aurions pu signer directement une convention de coopération avec la Fifa ? Cette convention nous permet aujourd’hui d’avoir des dotations à hauteur d’environ 300 milles dollars par an fléchées sur des développements liés aux pratiques de jeunes, à la pratique féminine et à la structuration de notre association. En tant qu’éducateur, c’est ce que nous essayons de faire passer comme message auprès de nos jeunes. Il faut toujours essayer de viser plus haut d’aller plus loin. D’ailleurs c’est ce que le sport enseigne en tant que valeur.

Autre sujet épineux, la fréquentation des stades. Pourquoi selon vous n’arrive-t-on pas à mobiliser les martiniquais ?

C’est un sujet particulièrement compliqué qu’est la fréquentation des stades. Je l’ai dit tout à l’heure, ce n’est pas seulement un problème qui touche le foot. Ça touche également d’autres disciplines et d’autres activités de loisir en Martinique. Il y a beaucoup de facteurs qu’il faut prendre en compte pour bien analyser les choses. Il y a le problème démographique avec de moins en moins de personne actives en Martinique pour diverses raisons. Il y a moins de natalité, plus de jeunes qui partent et qui ne reviennent pas, entraînant donc un vieillissement accéléré de la population. Simultanément, des personnes du 3ème voire du 4ème âge de l’époque du Bumidom et de l’ANT qui étaient parties en France et en Europe reviennent pour leur retraite au pays. Au-delà du problème démographique, il y a également des problèmes économiques : la précarité de certaines familles empêche de multiplier les loisirs. Tout cela fait que la société martiniquaise n’est plus la même. On a tendance à toujours comparer la fréquentation actuelle des stades à celle d’il y a une vingtaine d’années.

Partant de ce constat, qu’est-ce vous mettez en place ? Des petites choses comme des buvettes, des animations autour des stades pourraient, selon moi, aider à dynamiser tout cela.

Oui il faut regarder les choses en face. Il y a des choses à faire en matière d’animation. Il y a beaucoup de clubs qui essayent de mettre en place des activités, des animations autour des matchs. On a certains clubs comme le Club Franciscain, la Samaritaine, le New Club qui ont déjà eu cette volonté d’organiser des grillades autour des matchs et des moments festifs autour des rencontres. En ce qui concerne la ligue, on essaye également d’offrir des animations autour des grands matchs mais il faut bien comprendre que cela nécessite des moyens humains et financiers. D’ailleurs, nous sommes ouverts à toutes propositions même si on a des idées qui, parfois, sont difficiles à mettre en œuvre. Mais tous ceux qui peuvent contribuer à l’amélioration et la santé du football peuvent nous faire parvenir des idées nous sommes preneurs.

J’ai l’impression qu’il y a une sorte de fatalité ou de blocage, j’ai le sentiment qu’on tourne en rond. Quelle sera le déclic pour faire avancer les choses finalement ?

Il n’y a pas de fatalité, au contraire on est offensif, on est combatif et c’est ce qu’il faut reconnaître à tous les dirigeants associatifs et sportifs. C’est le combat permanent et parfois même je parle de miracle lorsqu’on voit ce que les associations et les bénévoles du sport sont en capacité de réussir. On se demande comment cela est possible. Je parlais d’une question particulièrement complexe, je le répète, à savoir celle de la fréquentation des stades. On ne l’a pas évoqué mais vous l’aviez dit il y a aussi la concurrence audiovisuelle. Compte tenu du décalage horaire, c’est au moment où on a les pratiques amateurs en Martinique que vous avez ce qui se fait de mieux dans le football européen. Les gens restent dans le confort de leur maison face à leurs écrans à regarder des matchs de Liga, de Première Ligue. Maintenant on regarde très peu les championnats italiens et allemands parce qu’ il y a un tel niveau de production de haut niveau en Espagne, en France et au Royaume-Uni. Il y a d’autres sujets en Martinique pour lesquels il n’y a pas de fatalité mais une complexité à les régler et c’est ensemble qu’on va pouvoir faire avancer les choses. Ce n’est pas une petite association, même si c’est une grosse ligue avec 11 milles licenciés, qui va réussir d’un coup de baguette magique à régler les grands problèmes de notre société. Le déclic ne va pas tout résoudre mais il est clair et il faut que tout le monde le comprenne, que c’est une question de moyens et en particulier de moyens financiers. Ce qui en France hexagonale peut être simple devient compliqué chez nous. Ce qui est compliqué en France hexagonale, devient impossible aux Antilles-Guyane. Pourquoi ? Parce que tout est plus cher, parce que c’est spécifique, c’est loin, nous avons de tels handicaps à rattraper que ce n’est pas facile. Tant que nos instances et nos décideurs n’auront pas compris qu’il faut qu’il y ait une réorientation des politiques publiques pour investir plus sur l’humain et cette jeunesse martiniquaise qui a beaucoup de problème, on va galérer. Tant que nos tutelles fédérales, la Fédération Française de Football et le Gouvernement français n’auront pas compris qu’il y a des opportunités pour nous permettre de nous enrichir et de relancer la machine en termes de représentations et d’attractivité, on va galérer. Les bénévoles associatifs vont faire effectivement comme ils peuvent, des miracles parfois.

Au final j’ai l’impression que ce n’est même pas tant le football en soi le problème. Il y a une grosse partie de politique dans tout ça, je me trompe ?

Vous avez raison de dire que tout est politique et le sport est le miroir de la société et plus particulièrement le football dans sa dimension extrêmement populaire. Maintenant, aux Antilles-Guyane, nous avons des situations particulières qui sont très certainement liées à l’impact de notre Histoire, au fait que nous soyons des sociétés qui ont été marquées par l’esclavage. Toutes les questions de société justement prennent une dimension particulière chez nous parce que nous avons des territoires qui sont handicapés par des retards structurels, des problématiques liées à la jeunesse, à l’insertion socio-économique, au chômage, à la structuration de la famille… Évidemment, lorsqu’on parle de développement du sport et qu’on évoque toutes les difficultés qu’on rencontre, ça devient très politique et les décideurs locaux ou nationaux ont un rôle à jouer. Nous, dirigeants sportifs, nous interpellons pour dire qu’il faut trouver des solutions, que les politiques soient réorientées pour permettre un meilleur développement des activités sportives.

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Marly RAMPONT-D’AUDREMONT : « J’ai appris de mes erreurs et ce serait vraiment immature de ma part de les reproduire… »

Marly RAMPONT-D’AUDREMONT est âgé 18 ans, né à Lyon et d’origine martiniquaise. Il a débuté le foot à l’âge de 4 ans en banlieue lyonnaise après avoir regardé des matchs avec son père.  Passé par le Club Sportif Lyon 8ème, le FC Lyon et l’AS Saint-Priest il a rejoint l’Olympique Lyonnais à l’âge de 16 ans. Aujourd’hui le jeune lyonnais poursuit sa formation aux Football Club des Girondins de Bordeaux. Ensemble, nous sommes revenus sur le début de son parcours.
Marly, tu as eu la chance d’être recruté par le grand club de ta ville d’origine l’Olympique Lyonnais. Est-ce qu’on rencontre des difficultés dans ce cas de figure ? 
Pour moi, la chose qui a été le plus compliqué je pense c’était le fait d’avoir tous mes proches autour de moi. A priori, c’est un avantage puisqu’on peut voir sa famille assez souvent, voir ses amis, ses potes d’enfance, et tout ce qui s’en suit… Mais on peut aussi être trop attaché à tout ça, ce qui peut être perturbant pour la suite. Admettons qu’un joueur ait fait toute sa formation dans sa ville natale entouré de tous ses proches, au moment où il devra quitter son entourage pour, par exemple, aller à l’étranger ou encore changer ne serait-ce simplement de ville, cela pourra être compliqué car il n’aura plus ses habitudes qu’il avait chez lui dans sa ville. Il aura une nouvelle vie, devra s’adapter au pays et tout ce qui s’en suit (langue, coutume, culture par exemple) ou encore s’adapter au fait d’être seul et cela peut être très compliqué à gérer.
Quelques années après ton arrivée à l’OL tu as été licencié par le club*… 
Cela a été vraiment très compliqué à accepter pour moi parce que j’avais fait une bonne saison durant laquelle j’ai beaucoup joué. Je devais signer mon premier contrat stagiaire professionnel dans un des meilleurs centres de formation au monde, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Passer de presque tout à se retrouver sans club, limite “à la rue” c’est dur… Il faut le bon entourage, le soutien, la réflexion et puis sans oublier l’aide de personnes compétentes, pour moi ce fut mes agents, pour pouvoir prétendre à retrouver un club. Au final, cela m’a fait grandir et m’a ouvert les yeux sur certaines choses.
Aussi jeune, comment vit-on le fait d’être licencié d’un club de football ? 
En ce qui me concerne, malgré le fait que j’ai voulu arrêter le foot, certains clubs étrangers comme français s’étaient intéressés à moi. Suite à de nombreuses discussions avec mes parents, ma famille, des amis, je me suis quand même donné une seconde chance et j’ai décidé de continuer le foot en ayant toujours le même objectif : signer pro le plus tôt possible et prétendre à faire une grande carrière. L’histoire liée à mon licenciement avait freiné certains clubs, mais malgré cela un club était vraiment intéressé par mon profil et a placé une réelle confiance en moi, le Football Club de Girondins De Bordeaux. Ils m’ont fait signer sans essais en se basant sur l’analyse de vidéos de mes matchs à Lyon.
Qu’est ce que tu gardes comme souvenir de ton passage à l’OL ? 
Les souvenirs que je garde de mon passage à l’OL, il y en a beaucoup mais les 3 meilleurs sont la victoire 4-0 pour mon premier derby face au rival éternel l’ASSE, la victoire du tournoi international à Dubaï. Une expérience incroyable avec une victoire dans un match incroyable contre le Borussia Dortmund en demi. Et le dernier, la victoire contre un de mes anciens club (l’AS Saint-Priest) 4-1 avec un très bon match pour moi.
Tu as donc quitté ton cocon familial à Lyon pour rejoindre le FCGB comment cela se passe pour toi?
Effectivement, j’ai quitté le cocon familial pour venir m’installer ici à Bordeaux, et en toute sincérité ça a été compliqué les premiers mois. J’étais vraiment livré à moi-même, ce que je n’avais pas connu jusqu’à maintenant, il m’a fallu un petit temps d’adaptation mais maintenant ça va. Je le vis très bien et ça m’a permis de grandir plus vite, d’avoir beaucoup plus de responsabilités malgré mon jeune âge. Je m’y suis fait au fur et à mesure, aujourd’hui, je suis épanoui là où je suis.
Qu’est ce qui ferait qu’aujourd’hui tu ne reproduirais pas les mêmes erreurs du passé ? 
J’ai appris de mes erreurs et ce serait vraiment immature de ma part de les reproduire. Aujourd’hui, je pense avoir grandi et compris certaines choses de la vie avec tout ce qui s’est passé et tout ce que cette histoire a entraîné… Je pense que je ne peux plus reproduire les mêmes erreurs qu’avant.
Avec les Girondins vous faites actuellement un bon parcours en coupe Gambardella, est-ce que tu peux nous en parler ? 
On a affronté Lens en 1/4 de finale en s’imposant 1-0 à la maison dans un match très disputé. C’étai une belle équipe lensoise qui n’a pas démérité même si je pense qu’on était un peu au dessus sur le contenu du match. Maintenant, on peut se concentrer sur la 1/2 finale qui approche à grands pas face à l’AS St Étienne qui aura lieu le 7 avril à l’Étrat (Centre De Formation de l’ASSE) où j’aurai sûrement droit à un accueil chaleureux en tant qu’ancien lyonnais (rires).
Qu’espères-tu pour la fin de saison ? 
Pour la fin de saison, j’espère le maintien en National 2 pour notre équipe réserve, gagner du temps de jeu avec l’équipe réserve. La cerise sur le gâteau serait la victoire finale en Gambardella.
Quel serait ton conseil pour un joueur qui souhaite se lancer dans cette aventure de devenir footballeur professionnel ? 
Trois mots clés : TRAVAIL, SÉRIEUX, DÉTERMINATION ! Croire en soi et en ce qu’on sait faire, le plus important NE JAMAIS RIEN LÂCHER MALGRÉ LES MOMENTS DE DOUTE !

*Marly a été renvoyé par l’OL suite à un problème dans son lycée.

 

#SaYoFè Mylaine TARRIEU : « Je ne m’apitoyais pas sur mon sort. »

Mylaine s’est blessée lors d’un match de D1 féminine il y a quelques mois. Partie pour six semaines de soins, elle aura finalement été écartée des terrains durant six mois. Durant cette période, elle n’a jamais cessé de travailler et de croire en son rétablissement. Ensemble nous sommes revenues sur ces moments difficiles.

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Jalen Segor : « Je vais encore travailler pour m’améliorer… »

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Jalen SEGOR est un jeune guadeloupéen âgé de 19 ans. Passionné de football depuis son plus jeune âge, il a débuté ses gammes au sein de l’US Goyave dans la commune où il a grandi. Passé par la Solidarité Scolaire de Baie-Mahault comme Marcus COCO (EAG), ou encore Thomas LEMAR (Atlético Madrid), Il quitte son île natale à l’âge 15 ans pour le club amateur de l’AS Montferrand. Il sera ensuite repéré par l’AJ Auxerre où il poursuit actuellement sa formation dans le but de devenir footballeur professionnel.

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#SaYoFè Thomas Fontaine : » Je garde espoir de pouvoir m’imposer dans ce onze de départ »

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La dernière fois que nous avions discuté avec Thomas Fontaine il évoluait au Clermont Foot. Il avait alors pour objectif de jouer en Ligue 1 et de se qualifier pour la CAN 2019 avec Madagascar. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas chômé ces derniers mois. Ses objectifs atteints, il revient sur le chemin qu’il a parcouru.

-Thomas tu as quitté le Clermont Foot pour Reims ? Comment cela se passe pour toi ?

Ça se passe bien à Reims, je suis en Ligue 1, j’ai bossé pour y arriver. Maintenant que j’y suis, je m’accroche pour m’imposer. Je découvre ce championnat comme tous mes compères rémois, c’est tout nouveau pour nous ça se passe super bien on voit que le niveau est élevé. La moindre erreur tu la paies cash, ça change de la Ligue 2.

-L’un de tes objectifs quand nous avions discuté était la qualification pour la CAN avec Madagascar, vous y êtes parvenus. Parle-nous de cette campagne.

Ce n’était pas facile, on s’est vraiment battu pour se qualifier, on était dans une poule assez relevée. On est parti jouer au Soudan, une équipe très difficile à jouer chez eux, on a aussi joué contre la Guinée Equatoriale. Personne ne nous voyait nous qualifier sauf nous. Ça faisait un moment qu’on n’avait pas perdu à part lors du dernier match contre le Soudan. Pour l’instant, on est sur une bonne dynamique. Personne ne nous voyait arriver à ce niveau-là. C’est une nouvelle aventure qui commence pour nous. Il nous reste encore un match pour la première place contre le Sénégal chez eux, à nous de bien nous préparer pour que l’aventure puisse continuer comme ça.

-Vous avez enregistré l’arrivée de Jérémie Morel au sein de votre effectif. Cela donne-t-il une nouvelle dimension au football malgache ?

-Maintenant qu’on est qualifié c’est sûr que quand on voit des joueurs comme Morel nous rejoindre, lui qui est un cador du championnat de Ligue 1, ça fait plaisir. C’est quelqu’un qui a de l’expérience et c’est ce qui nous manquait auparavant. Ça prouve aussi que le football malgache est en train d’évoluer.

-Comment allez-vous préparer cette compétition ?

On va la préparer comme n’importe quelle compétition, après c’est sûr que c’est nouveau pour nous. C’est à nous d’être prêt physiquement parce que la CAN ça va être beaucoup de duels, celui qui sera le plus prêt physiquement va faire la différence. On va bien se préparer, on ne va pas se prendre la tête et donner le meilleur de nous-même pour montrer une belle image de Madagascar.

-Quels sont tes objectifs pour cette deuxième partie de saison ?

Mes objectifs pour cette deuxième partie de saison c’est d’avoir plus de temps de jeu et m’imposer au sein de cette défense du stade de Reims malgré la très bonne concurrence. Je garde espoir de pouvoir m’imposer dans ce onze de départ.