#SaYoFè Mathias Coureur : “Je suis habitué à ne pas être dans ma zone de confort… ”

©northeastunited

« Je vais tout faire pour prouver à tout le monde que je peux le faire… » c’est ce que Mathias COUREUR nous confiait en février dernier à l’occasion de son arrivée en Turquie, à Samsunspor. Mathias était alors confiant et enthousiaste à l’idée de démarrer ce nouveau challenge. Pourtant en juillet dernier (2021), il annonçait via ses réseaux sociaux qu’il quittait la Turquie. Depuis Mathias est en Inde où une nouvelle aventure débute pour lui. Nous sommes revenus sur son  passage en Turquie et il nous a surtout parlé de sa nouvelle aventure avec NorthEast United FC en Indian Super League

Alors Mathias tout d’abord comment vas-tu ? 

Moi, ça va très bien ! Je suis très content une nouvelle aventure qui se profile. J’ai signé depuis le 3 juillet, mais je ne pouvais pas l’annoncer. Je devais attendre mon visa et ça a pris un peu de temps. Le club l’a annoncé une fois que j’ai eu mon visa, depuis je suis très content !

La nouvelle de ton départ de Turquie a été une surprise. Pourquoi partir alors que tu semblais t’y plaire.

Alors pour dire la vérité, en Turquie, il n’y a que le coach qui me voulait. Au club on ne voulait pas de moi, mais tu me connais, j’ai la tête dure. J’y suis allé en me disant que je ferais taire certains. Ça avait bien commencé après, j’ai eu un coup de moins bien, je ne marquais plus. Ensuite ça allait mieux à nouveau, j’ai marqué 3 buts en 4 matchs après je n’ai quasiment plus joué. J’étais remplaçant, je ne comprenais pas pourquoi, surtout que c’était au moment où ça allait mieux pour moi dans le jeu. Il y avait aussi des problèmes de paiement, on a voulu me faire craquer.  On voulait absolument me faire partir, on m’a menacé pour me faire résilier mon contrat. Le coach a été viré et tous les joueurs qu’il avait recrutés ont été viré aussi.  Mais je retiens le positif on a terminé 3ᵉ à égalité de points avec le premier et le deuxième. Là-bas il n’y a que les deux premiers qui montent ensuite ce sont des playoffs. On a perdu en playoff, on n’a pas été champions à cause du goal-average. Je retiens aussi les supporters extraordinaires, je jouais dans de bonnes conditions. C’est juste que j’avais un club contre moi, je ne pouvais pas lutter. C’était une bonne expérience, j’aime vivre des choses un peu compliquées, ça m’a servi et ça me servira encore.

Ton aventure footballistique se poursuit donc en Inde. Comment as-tu trouvé ce nouveau challenge ? 

Un agent m’avait contacté depuis longtemps, c’était avant la Turquie. Je lui avais dit que je ne fermais pas la porte et il a pris de mes nouvelles en Turquie. De mon côté, je savais que je n’étais plus payé, je lui ai dit que je le suivais s’il me trouvait quelque chose en Inde. 

Pourquoi as-tu été attiré par ce championnat ?

 Le club me voulait dans son effectif. C’est un championnat très compétitif et très professionnel, c’est une ligue fermée comme en MLS. C’est un club qui a fini 4ᵉ l’année dernière et cette année ils veulent faire mieux donc c’est intéressant. Le fait que ce soit un championnat court à mon âge, c’est un avantage. La saison dure 6 mois ici, après tu as 5 mois de libre. Je pourrai commencer à m’occuper de l’après foot tout en continuant à jouer. Ça me laissera aussi du temps pour ma famille, à mon âge, je pense que c’est bien. Même si on ne sait jamais ce qui peut se passer, on verra. Peut-être que je pourrais jouer plus longtemps, ils ne font pas trop attention à l’age. Ils regardent les performances donc c’est à moi de tout casser ici !

Comment prépares-tu as chaque fois ces départs dans des pays inconnus ?

Je ne prépare pas vraiment ! J’aime bien partir à l’aventure même si là, ce n’est pas vraiment l’aventure comme j’aime à cause de la situation sanitaire. On ne pourra pas sortir de l’hôtel par exemple, mais ce n’est pas grave ; je vais quand même découvrir, car je serai avec des Indiens. Je vais découvrir leur culture, leur façon de voir la vie, pas avec la population, mais avec mon équipe. On ne se prépare pas, on part à l’aventure, c’est ce qui est beau. Comme je disais à un pote à moi, j’aime bien savoir que je ne suis pas dans ma zone de confort et que je dois m’en sortir. Moi, tu peux me laisser dans le désert, je vais m’en sortir parce que je n’ai pas peur. Je ne vais pas dire que je suis un débrouillard, mais je suis habitué à ne pas être dans ma zone de confort. Ça en devient presque un confort (rires).

Comment s’est passée ton arrivée en Inde ? 

J’ai rejoint mon équipe depuis le 1er octobre. J’ai fait un isolement de 8 jours à l’hôtel, le seul contact que j’avais, c’était quand on me livrait la nourriture.  Depuis, j’ai repris l’entrainement collectif, une nouvelle aventure qui commence. J’ai vraiment hâte, le championnat commence le 20 novembre et je me suis bien préparé pendant les vacances. Maintenant place à ma préparation avec l’équipe, je vais essayer de conquérir un nouveau pays. 

-Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour cette nouvelle aventure ?

On peut me souhaiter d’être champion en mars 2022, que ça se passe super bien pour moi. Si je fais 24 matchs ça voudra dire que j’ai été en finale (NDLR 20 matchs de championnat + 4 en playoffs). J’espère aussi marquer, des buts faire des passes décisives et surtout kiffer l’expérience. Pour finir la santé et le bonheur pour moi ainsi que celui de mon entourage.

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